vendredi 16 octobre 2009

Icare est bien tombé, lui ...

Bonjour Mr Rioufol,

Pour une fois je préfère l'édito de Mr Mougeotte.

Mais, bien sur que vous avez raison sur le fond; nulle personne censée pourrait dire le contraire; et c'est bien pour ça que l'on vous lit consciencieusement tous les vendredis.

MAIS ...

"You are remembered for the rules you break."
(librement traduit par "on ne se souvient de vous qu'en cas de transgressions de règles")

a dit le Général US Douglas MacArthur.

Ce à quoi j'ajouterai, de mon cru, une phrase répétée à toute jeune recrue à la tête bien faite: "jeunes gens si vous n'êtes pas millionnaire à 18 ans, ou moins, il vous faudra être besogneux comme tout le monde".

Et enfin, libre à chacun, heureusement, de s'attaquer quand il veut, là où il veut, à une inaccessible étoile ... sous réserve d'être prêt à en assumer les conséquences en cas d'échec.

Icare est bien tombé!

Alors, moi, je souhaite bonne chance à Jean Sarkozy.
Et s'il réussit cela fera une place de moins pour un 'éléphant'!

Cordialement vôtre!

eric

jeudi 2 avril 2009

Partage des Richesses ... Ne nous trompons pas de combat!

La communication spectacle est certainement le principal boulet que le Monde doit traîner aujourd'hui. Pour assurer les différentes Unes il faut faire du sensationnel au détriment de l'essentiel; pire, cette 'com people-isée' véhicule de fausses idées qui créent de vraies polémiques qui servent d'écran de fumée aux vrais problèmes. STOP.

Cela fait 30 ans au moins que la communication ne s'intéresse qu'à la partie émergée de l'iceberg, les multinationales et leurs cohortes d'excès en tout genre.
Cela fait 30 ans au moins que les multinationales détruisent des emplois et ravalent leur façade à coups de joint-ventures ou autres acquisitions.
Certes ces mêmes multinationales sont les seules aptes à véhiculer des chiffres à faire dresser les cheveux droits sur la tête de tout un chacun; que cela soit les profits, les pertes, les embauches, les licenciements, les salaires de leurs dirigeants, ... . Et bien sûr nul ne pense à faire du relatif ou à calculer le moindre ratio. STOP.

Et c'est à partir de ce constat que nos gouvernants veulent légiférer,
ENCORE(!).
En oubliant, au passage, bien sûr, de s'interroger sur l'impact de leurs élucubrations sur la partie immergée de l'iceberg, celle de la cohorte des individus et de leurs entreprises qui représentent les vraies fondations du peuple que l'on dit souverain, tout en négligeant de le consulter. Le réveil risque d'être dramatique une fois encore.

Venons-en à la grande supercherie en préparation: le partage des richesses.

1ére fausse idée: Richesses vs. Valeur ajoutée.

La valeur ajoutée est le résultat (positif ou pas) de l'efficience de l'entreprise AVANT constat de profits éventuels (après impôts, taxes, dotation à la participation et autres PEE) susceptibles d'être assimilés à de la création de richesses.

2éme fausse idée: Salaires et partage des Richesses.

En aucun cas la répartition des Richesses (au sens profit du terme) ne peut intervenir au niveau des salaires: au moment du constat de l’éventuelle existence de profits et/ou de création de Richesses, les salaires ont été payés depuis bien longtemps. Si création de richesses il y a, la seule question est de savoir si les salariés sont ou non actionnaires (au même titre que tout autre actionnaire).

On peut, légitimement, se poser la question de l'évolution des salaires dans la valeur ajoutée mais les statistiques à ce sujet existent depuis fort longtemps et la part salariale évolue à la marge (+ ou – 3 points sur une moyenne de 62% charges comprises sur longue période) contrairement aux charges passées de 40% à plus de 50% (+25%) en 1 ou 2 décennies (au détriment des salaires disponibles).

Et ne l'oublions pas Salaires et Charges sont fixés et prélevés avant même de savoir s'il y aura ou non bénéfice d'exploitation et encore moins des profits à venir.

Donc une fois les profits éventuels dégagés il ne peut y avoir que DEUX destinations: l'entreprise elle-même en vue d'investissements à venir, et/ou la distribution aux actionnaires, quels qu'ils soient.

L'actionnaire est par définition le dernier servi, et encore, si et seulement si, l'entreprise sait dégager du disponible.

Et rappelons-nous que l'Etat, législateur, donneur de leçons à ses heures et en ce moment en particulier, est le premier à se servir; même plus, en cas de liquidation de l'entreprise (malheureusement cela arrive), l'Etat se sert en premier, sur les restes de la ‘bête’, même devant les salariés qu'il fait semblant de défendre alors même qu'il n'a jamais participé à la moindre création de valeur dans la dite entreprise.

Arrêtons de diaboliser les entreprises en profit.
Si profits il y a l’Etat est déjà passé par là et doit accomplir sa charge régalienne de redistributeur. Le ‘hic’ c’est que l’Etat n’y arrive plus car il est dispendieux.

En fait, la vraie question en la matière devrait être celle-ci ?

« N’est-ce pas le prélèvement, par l’état, de 31% de la Valeur ajoutée (la moitié des 62% des salaires charges comprises) qui devrait être remis en cause ? »

Et, enfin, le moins que l’on se doive de faire est de tirer un grand coup de chapeau à nos entreprises en profit dans un environnement aussi hostile.

Bravo Messieurs !

vendredi 14 novembre 2008

"Le faux procès en racisme insinué contre la France. " par Ivan Rioufol

Comme d'habitude Mr Ivan Rioufol nous livre, en ce vendredi matin dans la page 'Opinions du Figaro du 14/11/2008, ses réflexions frappées au coin du bon sens ... qu'il en soit, au moins ici, une fois encore remercié.

Il a raison de rappeler l'article premier de notre constitution : « La République "assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d'origine, de race ou de religion ».
Il aurait pu aussi rappelé que la France est le pays des droits de l'homme.
Il a encore raison de stigmatiser les bien-pensants, dans le contre-sens total, qui « Au nom de l'antiracisme, (ils) parlent de couleur de peau. »

Il a raison sur toute la ligne et je vous laisse découvrir par vous-même la teneur de ses arguments.
La République est 'une' et 'indivisible' et ce qui manque par dessus tout c'est « Le patrio­tisme, qui s'observe aux États-Unis, (et qui) est ici moins fréquent que les Marseillaise sifflées et vite excusées. »

Tout communautarisme est un poison pour la démocratie et la République!
Et la discrimination positive en est le véhicule.


Contrairement à « La multiethnicité, qui n'a pas trente ans», la lutte pour la parité, légalisée en son temps, a, elle, plus de trente ans. Et on peut en analyser les résultats. Il est clair que l'on peut être satisfait du résultat quand on voit une Compagnie comme IBM Corp qui a nommé deux femmes, en quelques années, à la tête de la filiale française. Inversement quand le processus est poussé à l'absurde comme dans la constitution des listes électorales, avec un quota paritaire légalisé, on en voit les limites, non pas au niveau des compétences comparées mais bien évidemment au niveau du nombre des candidatures et de leurs mérites respectifs.

Et ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, si la réforme des structures administratives de notre pays est à l'arrêt, c'est bien par ce que la suppression d'un échelon, après la parité, créerait un séisme supplémentaire dans la fonction publique.

Je laisserai la conclusion à Mr Rioufol : « La multiethnicité, qui n'a pas trente ans, gagnera ses places. Elles s'ouvrent déjà aux prix Goncourt et Renaudot. Mais seuls le talent, le mérite, l'effort devraient en décider. » Surtout les efforts d'intégration car comme s'interroge Ivan Rioufol: « Les activistes des minorités, qui réclament leurs dus, évacuent les problèmes nés d'une intégration asphyxiée. Aiment-ils cette France dont ils font le procès ? »

Merci Monsieur.

mercredi 5 novembre 2008

They did it! ...God save America ... OBAMA est élu.

Barack Obama est élu.

Vécue en direct à la télévision, cette élection, déjà pressentie comme probable depuis plusieurs jours, semaines, mois (?!), a été un grand moment d'émotion.

Dans les heures qui ont précédé, le doute a étreint le monde entier: était-il possible qu'une si grande espérance (la lutte raciale faisait rage dans ce pays il y a à peine quarante ans) puisse être anéantie dans le secret de l'isoloir?! Tous ensemble nous avons retenu notre souffle tout en déployant un dispositif technique et humain sans précédent pour couvrir l'évènement.

05:30 du matin ... je me lève ... j'allume la télévision ... « They did it! » (NdlR: 'Ils l'ont fait')

Magnifique!
Victoire nette, sans appel.

06:00 du matin, toujours en direct, 1er discours du nouveau Président des USA:
« Yes We Can : MERCI, mais la route sera longue et difficile, même si c'est une victoire de la démocratie, même si c'est une preuve éclatante des toujours tout possibles dans ce grand pays. La puissance des USA réside dans ces possibles, pas uniquement dans sa puissance et sa richesse. »
(Libre traduction de l'auteur de ces lignes)

Au-delà du show à l'américaine, une constante est ressortie des images transmises: une fantastique émotion des témoins de l'évènement!

Emotion que j'ai ressentie fort, très fort.

Et je dois dire qu'elle fut à l'image de mes plus grandes émotions d'individu, toutes venues d' outre-atlantique, à l'exception de celles de mon vécu propre:

- Le rêve brisé d'un JFK en novembre 1963,
- Le rêve réalisé d'un premier pas sur la Lune en juillet 1967,
- L'horreur de ce 11 septembre, quand, les télévisions du monde entier nous ont transmis les premières images de l'attentat contre la 1éré tour jumelle du WTC et que nous avons vécu en direct l'attaque de la 2éme tour.

Longue vie Mr Obama!
Maintenant il faut s'attaquer à cette tâche immense: satisfaire les aspirations légitimes que vous avez fait naître.
Que Dieu vous accompagne!

God Save America.



Post-scriptum:
1) Lorsque j'ai entamé la rédaction de cette note mon correcteur orthographique n'a pas reconnu « Obama »!
2) A l'inverse Google ne se trompe pas si vous tapez « 9/11 ».
Juste une question de temps.

dimanche 26 octobre 2008

N'est pas 'Capitaliste' qui veut ...

Le Monde du Samedi 25/10/2008
Analyse de Frédéric Lemaître: "Sauvons le Capitalisme des Capitalistes!"

Cher Monsieur,

Vous avez entièrement raison sur le fond.

Néanmoins, n'est-ce pas une erreur de considérer ces exactions comme pouvant être attribuées aux 'capitalistes'. En effet un 'capitaliste', selon moi, et selon la définition d'origine est une personne 'qui dispose de capitaux engagés dans une entreprise' (Le Robert); je dirais même plus que c'est une étiquette que l'on devrait réserver aux entrepreneurs, majoritaires en leur société et le plus souvent 'créateurs' de leur entreprise. Ce n'est que par extension et par excès que l'on considère comme capitaliste toute personne dite 'riche' et/ou possédant des valeurs mobilières.
Les 'dirigeants' du CAC40, comme vous les appelez, bien justement, sont des salariés, qui plus est sans patron, et c'est là où le bât blesse!
Je vous mets au défi de trouver de telles exactions au sein d'entreprises avec un vrai capitaliste à leur tête, un 'capitaliste' qui a créé sa société, qui y a mis toutes ses économies, seul maitre à bord après Dieu. Celui là ne perdra pas son capital social en jouant à la loterie et n'aura pas pour rémunération 'deux siècles de salaire médian' !
Alors de grâce, ne nous trompons pas de combat.
C'est tout le système d'état qui est en défaut.
Et ce n'est ni une question de droite, ni de gauche, malheureusement.

Et tous ces errements du système d'état sont à la charge des 'capitalistes' créateurs de richesses dilapidées par ce 'foutu' système, et, probablement aussi: système 'foutu', et c'est tant mieux!.

Merci de votre attention.


Réponse de Mr frédéric Lemaître :

"LEMAITRE Frédéric"
à : "eric.m_ump@yahoo.fr"
date :
29/10/08 14:15
objet : RE: Sauvons le Capitalisme ...

Cher Monsieur,

Merci de votre commentaire auquel je souscris volontiers, même si les dirigeants du CAC 40, actionnaires grâce aux stock-options ont un statut ambigu.

Merci de votre fidélité à notre journal

Frédéric Lemaître

jeudi 23 octobre 2008

Education ... quand tu nous tiens!

Le Figaro nous a proposé, dans le quotidien papier du 22 octobre, un débat entre notre Ministre, Xavier Darcos, et, le philosophe Marcel Gauchet (Article non publié à ce jour sur le site web du Figaro).

La qualité du débat ne peut être mise en cause ... MERCI Messieurs.

Mais ...

On ne se refait pas, et alors que je n'ai rien à voir avec l'Education Nationale, je ne peux m'empêcher de réagir à ce qui me semble si loin des réalités et des besoins en la matière.
Aujourd'hui, néanmoins, avant tout, je ferais amende honorable et j'avoue ne pas prendre en compte, ou si peu, les avis des principaux concernés: les élèves! Et peut-être est-ce là que le bât blesse!
Je fais partie probablement, à 60 ans, d'une vieille école! Celle du respect pour les différents savoirs et leurs maîtres.

1) Le Figaro attaque fort: « ... perte de légitimité du savoir ... et perte du caractère sacré de la connaissance ... ?»

MG acquiesce et conclut: « Les pédagogues ne régleront pas cette question par des recettes didactiques. »
XD se veut moins « fataliste » et en veut pour preuve qu'il est possible de « leur enseigner quelque chose (aux élèves) en particulier dans les classes où il n'y a pas de difficulté particulière. »

2) Le Figaro : « Comment expliquer un tel phénomène? »

MG propose « un débat engageant non seulement les professionnels de l'éducation, mais la collectivité entière. »
XD met les points sur les 'i': « Il y a l 'idée que tout savoir peut être soumis à l'opinion, y compris celle des ignorants. »

La messe est dite.

Comment peut-on envisager débattre sur une vérité vraie: les bases de connaissance sont indispensables à tout citoyen du monde, du nord, du sud, de droite ou de gauche. Sans bases de connaissance il n'y a pas de communication possible, et sans communication il n'y a pas d'insertion dans la société! Il n'y a pas d'alternative!

Le seul débat est: comment on fait pour revenir, vite, très vite, à des pratiques normales et incontournables?!

XD, à mes yeux au moins, marque un point décisif en osant affirmer: « Il faut accepter que des choses vous soient imposées pour faire de vous un être libre. »
Merci Mr Darcos.

Mais je dois dire, malheureusement, que Mr Darcos m'inquiète quand il nous fait part de son ambition première: « Si on arrive déjà à socialiser les enfants, à parvenir à ce qu'ils s'écoutent, et à leur faire parler une langue qui ressemble au français, je serai très content. »

Quel programme!

(Je vous passe les échanges sur les 'options' envisagées, l'école du samedi et autres commentaires sur le film « Entre les murs. », qui me semblent si loin des besoins fondamentaux.)

Décidément, je crois, que je ne me ferais jamais à cette idée que l'éducation et les savoirs de base puissent être l'objet d'autant de débats.

Place au tout internet et à son « open knowledge » ou « savoir libre », c'est peut-être la solution.


Le 13 octobre 2008: Visite à Marseille de Xavier Bertrand ... c'est un 'BON'!

Quel plaisir d'écouter cet homme là!

Il n'est pas étonnant de le retrouver dans la garde rapprochée, composée de sept Ministres, du 'patron', Nicolas Sarkozy.
On a tout autant de satisfaction à le savoir Vice-Président du parti.

En tant que Ministre, il reconnait les erreurs de communication passées, et après avoir expliqué les dernières actions du gouvernement, financement des mesures anti-crise internationale de la finance, en termes clairs et percutants, il appelle tout sympathisant ou militant à porter la bonne parole, partout! Il a raison. C'est fou ce que la non-communication sur le 'paquet fiscal' nous coûte cher!

En tant que VP UMP, il redit haut et fort que l'époque est à la démocratie.
En particulier, il confirme que les têtes de liste pour les élections Européennes seront désignées par un vote des militants.
MAIS ... !
En face des droits il y a des devoirs! Ceux qui ne feront pas leur boulot seront écartés, qu'on se le dise.

Maintenant, il y a loin de la coupe aux lèvres et le tout prendra du temps; j'en veux pour preuve les errements présents:

- Le dernier sondage national proposant aux militants de débattre, oui, mais à l'intérieur d'une liste, FERMEE, de cinq sujets de société, bien loin des préoccupations de nos concitoyens et de nous-mêmes.

- Le lancement des 'Ateliers du changement' avec sa première session, 'Refonte ('refonder' n'est pas français!) du Capitalisme', annoncée aux militants par mail le LENDEMAIN de la table ronde!

- L'absence à ces tables rondes de tout 'candide(?!)' issu de la masse des militants.

Néanmoins, restons positifs!
Nicolas Sarkozy a imposé les nouveaux adhérents autour de la table.
Xavier Bertrand, en double fidèle, dit la même chose et ce sera encore le cas lors des prochaines élections internes.

Alors, soyons attentifs mais patients.

Encore MERCI Monsieur Bertrand.
Revenez souvent.