dimanche 15 avril 2007

Influence de la France?

Il y a hier, aujourd’hui et demain.
Dans le passé l’influence de la France a été majeure et reconnue comme telle.
Aujourd’hui tout un chacun s’évertue à renier le passé à coup de repentances tout en refusant de voir que le reste du monde avance sans nous. La France est immobile parce que les français sont entravés par les principes de précaution, par un code social inapplicable, une fiscalité illisible, et une absence totale de grands desseins.
Mais la matière est toujours là. La France et les français ont des ressources infinies. Le tout est que ces mêmes français se choisissent un leader d’opinion qui aura à cœur de libérer ces énergies.
Et n’est-ce pas l’objet des élections présidentielles ?!

3 commentaires:

Christophe Marec a dit…

"Libérer les énergies": oui, mais quelles énergies?
Je ne comprends plus Nicolas Sarkozy. S'il s'était contenté de mettre en avant sa volonté de s'attaquer aux blocages socio-économiques de la société française, il aurait peut-être eu une chance de l'emporter au deuxième tour.
Mais, s'il s'agit de rejoindre JM Le Pen (voir son interview d'aujourd'hui dans le Monde sur ce sujet de la repentance), je n'en serai pas.
La France peut-elle être influente et grande si elle refuse de regarder son passé en face? La France était-elle la France sous Pétain? Chirac a affirmé que non. Il a eu raison. En 1940, de Gaulle avait également répondu "non" me semble-t'il...
De toute manière, la France n'est pas "entravée" par le discours sur la repentance. Mais plutôt par sa faculté à refuser d'affronter les vrais problèmes. C'est encore ce que fait Nicolas Sarkozy pendant cette campagne. Il cherche à déplacer le débat sur autre chose que les vrais problèmes: la dette, les retraites, l'assurance-maladie, le développement des PME, l'équilibre des territoires, la paupérisation du pays...
C'est tellement plus facile de lancer de faux débats (sur l'identité nationale, la repentance, l'origine génétique du mal...).
Finalement, je pense que Sarkozy n'a aucun sens de l'histoire.


Pour information, aux Etats-Unis, la Virginie vient de voter une loi pour s'excuser d'avoir été un état esclavagiste... Je ne doute pas que l'influence des Etats-Unis va s'effondrer après un tel acte de repentance!

eric_m_ump a dit…

Merci Christophe pour ce commentaire,

Permettez moi de vous répondre :

1) JMLP ne m’a jamais servi de référence et cela ne va pas commencer aujourd’hui. (Pardonnez-moi mais je ne suis même pas aller lire son interview dans Le Monde de ce jour !)
2) Par contre, pour clore ce sujet, je dirais que, comme beaucoup de démocrates républicains, je respecte ses électeurs et si je peux les convaincre, un par un, de rejoindre la droite républicaine, je ne me gênerais pas et je le ferais avec grand plaisir.
3) Il ne faut pas confondre ‘repentance’ et ‘responsabilité’. La responsabilité doit être totalement assumée et je crois que c’est le cas. En général l’Histoire avec un grand ‘H’ s’en charge si ce n’est pas fait spontanément.
4) Par contre quand ‘repentance’ se veut synonyme de ‘renier son passé’, permettez-moi de ne pas être d’accord. Si ‘repentance’ veut dire assumer et corriger cela ne me pose aucun problème.
5) Et en fait je crois que vous aussi vous ne souhaitez pas voir tout à fait ce qui est derrière ce débat. En ce qui me concerne je ne peux accepter des déclarations du genre : « Je suis catholique et pratiquant et néanmoins je refuse que les origines judéo-chrétiennes de notre continent soient mentionnées dans la Constitution Européenne ». Un seul candidat s’est prononcé aussi catégoriquement ! Pour moi c’est la ligne blanche à ne pas franchir ! C’est du négationnisme ou plus prosaïquement c’est faire l’autruche.

Mais beaucoup plus grave c’est envoyé un faux message au monde extérieur !

Et je vous répéterais ce que j’avais déjà dit à propos de la Laïcité (voir quelques posts plus loin):

« En France il n’est pas digne pour quiconque de se dire, catholique et pratiquant, et de refuser la mention de notre héritage judéo-chrétien dans la constitution européenne. Ce n’est pas juste pour la France mais cela ne l’est pas plus pour les autres membres de l’Europe. Chaque pays a son histoire et ses drames. Ce continent, dans son ensemble, a une histoire, et c’est l’histoire de tous ses concitoyens. C’est l’histoire qu’ils ont vécu, qu’ils ont entendu de leurs parents, de leurs grands-parents, c’est l’histoire qu’ils ont apprise à l’école. C’est le socle de leur culture et surtout de leur identité. Nul ne peut et ne doit remettre cette identité en cause au risque de faire perdre à chacun le sens de sa vie et de celle de ses ancêtres, celle de sa famille, celle de son pays.

Ce qui est vrai pour la France et l’Europe est vrai pour les autres continents ou nations du monde.

Depuis Galilée, la planète terre, confirmée ronde, est devenue un village.
Les communications n’ont jamais été aussi performantes et le seront encore d’avantage.
Si l’on veut que les flux migratoires se fassent de façon harmonieuse il ne faut plus parler d’intégration mais de respect de chaque individu et de son histoire, de respect de sa culture et de son identité, de respect des territoires et de leurs coutumes, de respect de l’Histoire.

C’est là le challenge de cette nouvelle étape vers une démocratie universelle, mature et respectueuse des siens et de l’autre.

Bienvenue au XXIème siècle ! »

Quant à dire que NS n’a pas le sens de l’histoire, là vous y allez un peu fort !

Relisez le discours de Périgueux, et, si vous ne ressentez pas un petit pincement au cœur, c’est soit que vous êtes parfaitement insensible soit que vous n’êtes pas tout à fait ‘honnête’ intellectuellement. (Christophe, faîtes moi plaisir, SVP, … si vous ne l’avez jamais lu … lisez le … en plus vous apprendrez beaucoup de choses à moins que vous soyez originaire de la région et/ou agrégé d’Histoire !).
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours
/reunion_publique_perigueux_12_octobre_2006

Mais pas de polémique stérile entre nous … ce serait dommage.

Cordialement,

Eric

Christophe Marec a dit…

Tout d'abord, je ne fais d'amalgame, j'ai bien compris que vous n'aviez rien à voir avec JM Le Pen.

Quant à la mention des origines chrétiennes de l'Europe dans le traité constitutionnel, la refuser me semble logique et conforme à l'article 1 de notre propre Consitution.

J'ai donc lu le fameux discours de Nicolas Sarkozy à Périgueux. Ma conclusion: Henri Gaino a une belle plume (style un peu pompeux parfois, mais c'est souvent le cas quand on parle de la République). Plus sérieusement, je suis beaucoup trop "girondin" pour adhérer totalement à ce texte mais je comprends qu'on puisse vibrer en l'écoutant (en tout cas la première partie).
Pour ce qui est de la deuxième partie, là où Sarkozy évoque sa vision, sa république renouvelée, je suis plus circonspect. Au risque de vous désespérer, j'ai du mal à y croire. Ce discours contredit des déclarations précédentes de Sarkozy et, plus encore, à mon avis, ses propres actes.
Il en arrive même à critiquer ceux qui opposent les fonctionnaires aux employés du privé, ceux qui critiquent la justice, ceux qui veulent "communautariser" la France. C'est gonflé!
Mais j'ai peur d'être devenu un indécrottable "bayrouiste"!